3 novembre 2011 - Le Président de la République, président en titre du G 20, a réuni les organisations syndicales françaises et internationales, le 2 novembre, au cours d'un déjeuner de travail. Il s'agissait, dans la foulée du G 20 social tenu en octobre sous l'égide des ministres du Travail, de préparer la réunion plénière de Cannes des 3 et 4 novembre avec les chefs d'Etat. Outre la Confédération Syndicale Internationale et le TUAC, la Confédération Européenne des Syndicats était présente, ainsi que les responsables des syndicats des principaux pays du G 20. L'UNSA y a participé aux côtés des autres syndicats français. L'occasion pour la CSI de demander que la déclaration finale du G 20 intègre des revendications fondamentales : un socle de protection sociale, la ratification des conventions de l'OIT et le principe de la pérennisation d'un G 20 social à l'occasion des réunions à venir du G 20. Le Président s'est engagé à s'y employer.
28 octobre 2011 - Déclaration de Luc Bérille, Secrétaire général après l'intervention du Président de la République - L'UNSA prend acte des mesures prises difficilement à Bruxelles pour sauver la zone euro et donc la construction européenne. Sur ce point, si les explications apportées par le Président de la République dans son intervention étaient nécessaires ; elles sont loin d'être suffisantes.
Pour l'UNSA, cet accord à l'arraché, destiné, entre autres, à rassurer les marchés, occulte deux sujets qui sont pour nous essentiels : la nécessité de mettre en place une nouvelle gouvernance pour l'Europe ainsi que la volonté de relancer la croissance.
Les politiques d'austérité qui se multiplient dans les pays d'Europe et que le plan adopté à Bruxelles consacre, ont pour effet de casser la faible croissance que nous connaissons. Ses effets se font durement sentir pour notre pays : 800 000 chômeurs nouveaux depuis le début de la crise, 26 000 demandeurs d'emplois en plus en septembre, ce qui porte le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé dans le mois à 2 780 500, en hausse de 0,9%.
Dans les mois qui viennent, si rien n'est fait, le chômage va continuer à augmenter. Ni les contrats aidés, ni les mesures destinées à favoriser la formation en alternance prises par le Gouvernement ne pourront enrayer cette montée du chômage.L'annonce de la suppression de 6 800 emplois en Europe par PSA illustre cette dégradation.De ce point de vue, la révision à 1 % des prévisions de croissance pour 2012 annoncée par Nicolas Sarkozy ne peut que renforcer nos craintes. L'annonce d'un nouveau plan d'austérité incluant une probable hausse de la TVA, est pour l'UNSA une erreur majeure et cela au moment où l'INSEE constate une baisse de la consommation des ménages en septembre.L'UNSA exige l'activation ou la réactivation de mesures pour protéger les salariés les plus exposés et les ménages les plus en difficulté.
Pour l'UNSA, le Président de la République et le Gouvernement doivent, en concertation avec les partenaires sociaux, mettre autant d'énergie à relancer la croissance qu'ils en ont mis à sauver l'euro.
Si les décisions prises à Bruxelles ont sauvé le principal : l'euro ; il reste désormais à assurer l'essentiel : relancer la croissance et faire baisser le chômage en France et en Europe.
Au sommaire du n°15 de septembre 2011 :
Au Sommaire du numéro 14 de juin-juillet 2011 :
Au sommaire du n°16 :
Des milliers de retraités ont manifesté le jeudi 6 octobre pour montrer leur mécontentement en matière de pouvoir d'achat et pour condamner la décision gouvernementale de reporter à nouveau la réforme de la prise en charge de la perte d'autonomie.Préparée par une conférence de presse le 4 octobre regroupant un nombre de journalistes supérieur à celui que nous avons connu dans le passé, elle fut un succès : près de 5000 manifestants à Paris, au total plus de 30 000 dans toute la France.
C'est dire que la situation des retraités est grave et les inquiète de plus en plus.1) Ils constatent que leur pouvoir d'achat diminue d'année en année (quand les pensions augmentent de 4,8%, les dépenses essentielles s'accroissent de 8,2%). Le COR (Conseil d'Orientation des Retraites) lui-même estime à 0,5% par an la baisse du pouvoir d'achat.L'UNSA-Retraités, l'UCR-CFDT, l'UCR-CGT, l'UNAR-CFTC et la FGR-FP revendiquent une augmentation significative des pensions avec un effort particulier pour les basses pensions.2) La décision gouvernementale de reporter à 2012 la réforme de la perte d'autonomie est source de vives inquiétudes chez les retraités. Les intenses activités (débats, discussions, rapports, avis), mises en œuvre durant le 1er semestre 2011, concluaient à la nécessité d'une solidarité nationale, ce qui n'a pas dû plaire au gouvernement qui souhaitait introduire les assurances privées dans le financement.Il faut créer une prestation universelle de compensation à la perte d'autonomie, quel que soit l'âge, prise en charge par la solidarité nationale. Des mesures urgentes doivent être prises pour aider les départements à financer l'APA, aider certains services d'aide à domicile en difficulté et diminuer le reste à charge des familles.
Nous étions nombreux dans la rue pour réaffirmer avec force ce que souhaitent des millions de retraités. Notre combat sera long, nous le savons, mais nos revendications sont justes et nous sommes déterminés à améliorer les conditions de vie des retraités.
La quatrième matinée économique de l'UNSA aura lieu le 8 décembre 2011 de 9 heures à 13 heures au siège de Bagnolet.
Elle sera consacrée aux aspects monétaires et financiers de la crise. La menace d'une récession de grande envergure n'est pas exclue. Un climat de défiance s'installe envers le système monétaire et financier, national et international, en particulier européen :
L'UNSA a sollicité un spécialiste de la question, avec une double mission d'information et de formation, avec le souci de rendre le plus accessible possible un domaine qui touche directement nos conditions de vie. Joël METAIS, professeur à l'université Paris 9-Dauphine a proposé de nous consacrer toute la matinée pour nous aider à voir plus clair : inscrivez-vous auprès du secrétariat du Groupe Économie (nicole.castel@unsa.org).
Vous trouverez, dans le document joint, l'analyse de l'ORSEU sur la conjoncture économique et sociale du 2ème trimestre 2011.
La loi relative à l'orientation et à la formation tout au long de la vie du 24 novembre 2009 instaure, implicitement, un nouveau fonctionnement du paritarisme pour la gestion des fonds de la formation professionnelle des salariés.
En effet, les conséquences de la loi obligent à une mutualisation et logiquement le nombre des OPCA diminue pour arriver aux alentours d'une vingtaine. La remise à jour de certains textes officiels gérant ces organismes, tels que les statuts, avenant à la convention ou accord de création est de ce fait obligatoire. La représentation des salariés au sein de la gestion paritaire de ces organismes était jusqu'à présent cadrée par l'arrêté de 1966. Arrêté qui actait la présomption irréfragable de représentativité au plan national et interprofessionnel des cinq confédérations, la légitimité syndicale s'est figée à cette époque.
La loi du 20 août 2008 change la donne et, désormais, la représentativité des organisations syndicales sera reconnue par le vote des salariés. Les OPCA, par leur mutation, sont les premiers organismes paritaires à devoir intégrer dans leur texte, cette nouvelle donne. La représentativité ne sera plus en conséquence un fait acquis et l'on passera à la formulation d'« organisations de salariés représentatives au plan national » à « organisations de salariés représentatives sur le champ de l'OPCA » ; la différence est de taille.
Dans le privé, le comptage de cette représentativité se fera en 2013 par compilation des résultats des élections des Comités d'entreprise. Néanmoins, il est nécessaire qu'aujourd'hui, les textes tiennent compte de cette loi. Il est de la responsabilité de l'Etat, via ses services, de veiller à ce que les textes officiels contenus dans le dossier d'agrément de ces organismes ne bloquent à aucun moment, la représentativité effective et légitime voulue et exprimée par les salariés. L'UNSA demande un cadrage de ce paritarisme en termes « de ticket d'entrée » pour qu'il y ait un fonctionnement cohérent et égalitaire, quels que soient l'OPCA et les branches qu'il représente.
Nous ne demandons pas à l'Etat de s'immiscer dans le fonctionnement du paritarisme mais simplement qu'il soit le garant de la loi, sinon le nouveau souffle du paritarisme tant attendu par les salariés, aura tôt fait de faire « pschitt ».
21 octobre 2011 - Après les progressions enregistrées ces derniers mois par l'UNSA aux élections dans de grandes entreprises (RATP, SNCF, Casino, Leader Price, Air France, Manpower, Rhodia, etc….), les élections générales dans la Fonction publique d'Etat confirment et amplifient sa représentativité :
Ces résultats, qui sont le fruit du travail des militantes et des militants de tous ses syndicats et fédérations, démontrent la place de plus en plus importante qu'occupe l'offre réformiste de l'UNSA dans le paysage syndical national.