Qui s’enrichit et qui payera le prix de l’offshore ?
Alors que les sociétés de service européennes et américaines font tout pour augmenter la proportion de l’offshore en Inde sur leur chiffre d’affaire, les sociétés indiennes implantées localement et connaissant très bien le marché indien et la qualité et disponibilité de la main d’œuvre locale cherchent à s’étendre sur le vieux continent pour assoir leur notoriété sur le marché mondial.
En effet, Les sociétés de services informatiques indiennes réalisent que leur croissance à domicile commence à souffrir de la hausse de la roupie (monnaie locale) et d'un manque de personnel diplômé. Des SSII comme Infosys Technologies ou Wipro cherchent à élargir leur marché principal. Ces sociétés indiennes disposent d'importantes liquidités accumulées depuis la première vague mondiale de l’offshore en utilisant d’importantes réserves de main d'œuvre à faibles coûts.
Mais la croissance des marchés anglophones ralentit et les salaires grimpent devant la difficulté à trouver du personnel compétent et l'activité de fusions et acquisitions s'est accélérée en Inde.
Le directeur financier d'Infosys, V. Balakrishnan, ne cache pas l'intérêt de son groupe pour le Vieux Continent.
"Le marché européen est un très bon marché, la croissance y est plus forte qu'aux Etats-Unis", souligne-t-il. "Si nous trouvons des opportunités intéressantes, qui renforceraient notre présence sur des marchés comme l'Allemagne ou la France, nous étudierons la question de près (...) même s'il s'agit d'une grosse acquisition."
Les cibles les plus évidentes aujourd'hui sont des valeurs moyennes comme Atos (ATO) ou les divisions de services informatiques de grands groupes comme SIS (Siemens (SI)) ou T-Systems (Deutsche Telekom (DTEL)), qui manquent de la compétence et de la taille requises pour affronter un marché compétitif.
Il faut s’attendre à ce qu’une ou plusieurs grandes sociétés de notoriété mondiale (actuellement) soit la proie de sociétés indiennes dans les prochains mois. Ainsi, nous assisterons au début de la domination des sociétés indiennes et à la prise de contrôle des systèmes d’informations des pays occidentaux par les indiens et ce n’est qu’un début !
Ne parlons pas de la perte de compétences transférées vers l'Inde et de l’impossibilité de faire un retour arrière, pour bon nombre de grands comptes industriels et banquiers, à cause de la pénurie de la main d’œuvre orchestrée depuis des années dans les pays occidentaux.
Nous serons nos propres victimes du profit à tout va et de l’exploitation tout azimut des pays pauvres.
Malheureusement nous n’avons pas tenu compte des précédentes expériences comme la fabrication des voitures et en mieux la leçon des américains quand il y a eu transfert de compétences dans la fabrication des mémoires d'ordinateurs !
