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Mondher HAMIDA

Secrétaire Général du SPECIS UNSA et Secrétaire fédéral adjoint en charge de la branche Syntec chez FCS

Contact : Mondher.hamida@specis.org

Le SPECIS est un syndicat national affilié à la fédération FCS de l’UNSA. Il syndique principalement les salariés travaillant dans les sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) dépendant de la convention collective SYNTEC, une convention « fourre-tout » puisqu’elle couvre également les éditeurs de logiciel, les sociétés de conseil, les sociétés d’ingénierie, les cabinets d’architecte, les cabinets de recrutement, les sociétés d'études de marchés et de sondages… ou encore les sociétés organisatrises de foires et salons ! Soit environ 750 000 salariés. Le Specis est signataire de la convention avant qu’il ne rejoigne la FCS en 2003.

Les SSII emploient elles-mêmes près de 300 000 personnes en France. Notre syndicat comporte plusieurs sections dans des grands groupes comme Atos Origin et Aubay et se développe à travers de nouvelles implantations dans des PME du secteur comme GENESIS, STS, GEOS…. D’autres sections importantes sont affiliées à la FCS comme ALTRAN et ORACLE France.

Le Specis a élargi son bureau lors de son Assemblée Générale du 5 février 2010 pour accompagner son développement important depuis 2008. Les responsabilités sont partagées entre le secrétaire général et les 8 secrétaires délégués aux différentes activités du syndicat.

Notre secteur professionnel est caractérisé par un individualisme très développé chez les salariés qui sont pour l’essentiel des cadres dans les SSII, phénomène encouragé par les employeurs qui refusent toute augmentation générale et ne retiennent que des augmentations individuelles, assez limitées par ailleurs. Les employeurs font aussi leur possible pour limiter l’action syndicale. Il faut aussi dire que nos concurrents syndicaux nous attaquent systématiquement devant la justice dès que nous créons une section syndicale mais retirent leur action au dernier moment, reste que les frais de justice nous incombent.

Notre syndicat offre à ses adhérents une assistance juridique individualisée par téléphone ou par mail. Nous organisons régulièrement des formations sur les spécificités de la CCN SYNTEC et en particulier sur les sociétés de services informatiques. Nos adhérents ont aussi accès à une base documentaire sur notre site internet www.specis.org en accès restreint et, prochainement, une lettre de veille sociale et professionnelle.

Enfin, le SPECIS a également engagé une collaboration fructueuse avec le MUNCI, qui est la principale association professionnelle d’informaticiens en France avec plus de 1700 membres.

Incontestable victoire du Specis chez Aubay

Avec la majorité absolue dans les deux comités d'entreprise le Specis-UNSa obtient une victoire éclatante aux élections professionnelle de Aubay. Le Specis-UNSa obtient une représentativité incontestable sur le plan national puisqu'il est en mesure de signer seul des accords d'entreprise, sans que les autres syndicats puissent s'y opposer.

Les résultats du premier tour (419 votants) :

Syndicat Nb de voix Représentativité
Specis-UNSa 204 48,69%
CFDT 97 23,15%
CGT-FO 80 19,09%
CFE/CGC 38 9,07%

La CFE/CGE perd sa représentativité. La CFDT et la CGT-FO, si elles s'unissent n'atteignent que 42,24% et ne sont pas en mesure de contester un accord (min 50% requis).

Mobilisation réussie des salariés d'Atos

Pour la première fois de son histoire le groupe Atos a vu l'ensemble de ses branches françaises sur l'ensemble des sites se mobiliser dans une grève et des manifestations. Environ 4000 salariés (la Direction reconnaît 2238 grévistes) ont manifesté partout en France.

Le Télétravail au service du développement durable

Le Syntec Informatique vient de publier son Livre Vert sur le télétravail. Ce petit livre (32 pages) apporte des données chiffrées, des cas concrets et quelques calculs bien réalisés. Ces calculs ont le mérite de bien démontrer les avantages écologiques du télétravail.
Quelques exemples de ces avantages :

  • 1 million d'heures de travail sont perdues chaque jour dans les embouteillages.
  • La RATP indique qu'une baisse en Ile-de-France de 3% des déplacements seulement pourrait améliorer significativement les transports.
  • Toujours en Ile-de-France, si 5% des 4 000 000 de travailleurs du tertiaire, soit 200 000 personnes étaient des télétravailleurs, il n'y aurait plus d'embouteillages ni de problèmes liés aux transports en commun.

Le livre souligne aussi l'énorme potentiel d'économie de CO2 à réaliser grâce au télétravail. Selon l'étude SMART 2020 publiée en 2008, ce potentiel serait de 11,7 millions de tonnes pour la France. Ce chiffre veut aussi dire que pour parvenir à la même économie, il faudrait retirer 4 875 000 voitures de la circulation.

Ce livre vert aborde les autres aspects du télétravail, comme les aspects techniques, les conseils de mise en oeuvre. Il aborde également la notion de télécentres, l'apport du télétravail aux accidentés de la vie, la téléformation, etc.

Depuis sa création, le Specis est favorable à la mise en place de télétravail lorsque cela est possible et lorsque les salariés concernés sont volontaires. Enfin les choses bougent et les SSII commencent à négocier des accords sur le télétravail. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

La clause de mobilité de la convention Syntec déclarée illicite

La clause de l'article 61 de la convention collective nationale du personnel des bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils, dite SYNTEC ne constitue pas une clause de mobilité licite directement applicable au salarié en l'absence de clause contractuelle de mobilité. La Cour de cassation rappelle en effet qu'une clause de mobilité doit définir de façon précise sa zone géographique d'application. Or la clause figurant dans la convention SYNTEC du 1er janvier 1988 se borne à énoncer que toute modification du lieu de travail comprenant un changement de résidence fixe qui n'est pas accepté par le salarié est considérée, à défaut de compromis, comme un licenciement et réglée comme tel. La Cour considère qu'une telle clause ne constitue pas une clause de mobilité licite directement applicable au salarié en l'absence de clause contractuelle de mobilité. En l'espèce, la cour confirme la décision rendue par les magistrats de la Cour d'appel de Toulouse qui, ayant constaté que le contrat de travail du salarié ne contenait pas de clause de mobilité, ont décidé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse.

La Rupture conventionnelle est le moyen de dégraisser les effectifs chez les SSII

Connaissant un succès croissant, cette forme de rupture des contrats de travail est devenue la règles chez les SSI de toutes tailles et vise à remplacer les PSE et les licenciements économiques surtout pour les salariés ayant atteint un certain âge .

Le ministère de travail enregistre une très forte croissance de demande de cette forme de rupture qui a été faite à l’origine pour faciliter au patronat les séparations à l’amiable tout en officialisant les départ négocié déguisé en licenciement pour cause réelles et sérieuses.

Qui s’enrichit et qui payera le prix de l’offshore ?

Alors que les sociétés de service européennes et américaines font tout pour augmenter la proportion de l’offshore en Inde sur leur chiffre d’affaire, les sociétés indiennes implantées localement et connaissant très bien le marché indien et la qualité et disponibilité de la main d’œuvre locale cherchent à s’étendre sur le vieux continent pour assoir leur notoriété sur le marché mondial.

L’UNSA et la Fédération des Commerces et des Services poursuivent seuls leur chemin

UNSA FCS - Dialogue Pôle 3 n°14

Après l’abandon de la CGC dans le projet de rapprochement avec l’UNSA, nous continuons à nous battre pour obtenir ce qui nous est dû depuis longtemps, la représentativité nationale. Ceux qui continent à nous contester pour nous empêcher de nous implanter là où nous créons des sections syndicales, feraient mieux de regarder et d’analyser les résultats des premières élections qui ont eu lieu après la loi du 20 août 2008.

Au RITZ, quorum au premier tour, l’UNSA obtient la majorité absolue, seul l’UNSA et la CFDT sont représentatives, chez Atos Origin, l’UNSA gagne sa représentativité, FO et la CFTC disparaissent du paysage syndical.
Regardons aussi la première grande élection nationale qui vient d’avoir lieu à la SNCF, l’UNSA gagne la deuxième place derrière la CGT, devant SUD et la CFDT en progressant de 4%, la CFTC, la CGC et FO perdent leur représentativité « irréfragable ». [...]

Actualités

  • Comment réagir face à la crise
  • Paiement du salaire : mieux vaut tard que jamais
  • Chômage partiel

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La réduction des coûts chez Atos passe par le recrutement... de stagiaires

Le Monde Informatique - 6 juin 2009

[...] Pour Mondher Hamida, secrétaire général du Specis Unsa (syndicat professionnel d'études, de conseil, d'ingénierie, d'informatique et de services), « il n'y a rien de nouveau dans cette annonce, Atos a toujours fait appel à de jeunes diplômés et à des stagiaires et ce pour une simple raison, bénéficier de compétences dans les nouvelles technologies (Web 2.0, J2EE, Java, .Net...) à moindre coût ». Ce qui est nouveau en revanche, selon le syndicaliste, c'est la volonté d'Atos de communiquer à ce sujet et de dynamiser des synergies auparavant éparpillées dans les différentes branches du groupe. « Le mot d'ordre est clair, il s'agit d'améliorer la marge de la société avant la fin du mois, et ce quels que soient les moyens employés, poursuit le Mondher Hamida. Syndicats comme salariés observent avec inquiétude ces mouvements qui laissent présager une grosse opération financière au courant de l'été. » [...]