PLF 2012 : « intangible » malgré la crise
29 septembre 2011 - Le gouvernement assure suivre de façon « intangible » la ligne fixée par la loi de programmation d'un retour à marche forcée vers l'équilibre budgétaire. Le taux de croissance de 1,75 % qu'il fixe pour 2012, bien qu'au dessus du 1,4 % qui fait consensus dans les Instituts, ne sera pas suffisant pour y parvenir. Loin de tenter d'éradiquer le nouveau sursaut de la crise, le projet de loi de finances en rajoute en privant l'économie de la capacité d'achat et de rentrées fiscales de 30 401 personnes au service de l'Etat du fait des suppressions de postes. En choisissant de réduire en priorité les dépenses publiques globalement et brutalement, dans un contexte de précarité et de chômage, la conséquence directe en sera l'explosion des dépenses d'indemnisation. Loin de calmer les marchés financiers, ceux-ci réclameront encore plus de coupes.
Cet engrenage doit cesser. Pour l'UNSA, la nécessaire maitrise des dépenses publiques implique d'évaluer aussi l'impact sur la santé, l'éducation, etc., tous ces biens collectifs facteurs de cohésion sociale.
Pour l'UNSA, malgré une inflexion vis-à-vis des contributions aux recettes, il n'y a pas changement de cap dans ce PLF. L'accroissement des recettes, due en partie à l'arrêt de prélèvements ou à un renoncement de versements, est indirect et « à un coup ». Insuffisant ou trop tardif, l'effort demandé aux plus riches reste modeste. Les premiers effets du recul cumulé des dépenses privées et publiques montrent que la logique récessive est déjà en marche. Le chômage augmente tandis que l'absence d'un retour rapide de créations d'emploi est désormais avérée. Dans ce contexte, la suppression de 429 emplois destinés au poste « travail, emploi, santé », est particulièrement consternante.
Pour toutes ces raisons, l'UNSA appelle à réussir partout la journée d'action interprofessionnelle du 11 octobre.
