Non à la TVA sociale
Au prétexte d'améliorer la compétitivité des entreprises françaises, le gouvernement a annoncé la mise en œuvre à marche forcée de la TVA sociale.
Il est caricatural d'affirmer, comme le fait le gouvernement, que la compétitivité des entreprises repose uniquement sur la qualité du coût du travail et que la solution miracle passe par une baisse des charges sociales.
La perte de compétitivité a d'autres causes : faiblesse de la recherche, positionnement des produits, réactivité de l'offre face à la demande, faiblesse des petites et moyennes entreprises insuffisamment soutenues…
La TVA sociale entraînera une augmentation automatique des prix qui touchera de plein fouet les consommateurs et, tout particulièrement, ceux qui ont les revenus les plus modestes. Les retraités dont le pouvoir achat ne cesse de se dégrader seront directement concernés. Cette augmentation des prix risque d'entraîner également une baisse de la consommation, donc une baisse d'activité économique.
Si le financement de la protection sociale doit reposer uniquement sur le travail, l'UNSA s'est toujours prononcée en faveur d'un recours à la CSG qui a l'avantage de toucher tous les revenus, y compris ceux du capital.
